Santé torpillée, Social sacrifié, Barrage à la loi Bachelot !

Publié le 24 février 2009

La Loi Hôpitaux – Patients – Santé – Territoires, (dite Loi Bachelot) actuellement débattue, va avoir autant de conséquences sur le secteur sanitaire que sur le secteur social. Sa logique est cohérente et son objectif clair : Faire entrer la santé publique et l’action sociale dans la marchandisation, passer d’un état de solidarité à un état marchand.

Hôpitaux publics, structures du médico social, vont tous être mis sous la coupe d’ARS (Agence Régionale de Santé), courroie de transmission directe du Gouvernement pour contraindre aux regroupements ou disparitions d’établissements, aux plans de redressement, aux contrats pluriannuels d’objectif et de moyens (CPOM), à la mise en concurrence… qui vont continuer à réduire et précariser l’emploi et compromettre encore plus l’accès et la qualité des prestations sociales et sanitaires de la population. En instaurant des ARS, l’Etat impose une perte démocratique qui va éloigner les élus locaux, les représentants du personnel et des usagers des prises de décision.

 Personnels en difficulté ! Mobilité, déqualifications, sous effectif, dégradation des conditions de vie et de travail, statuts menacés… Le processus est clair, que ce soit pour le secteur sanitaire ou social, il faudra un personnel adapté à la maîtrise des coûts, c’est-à-dire un personnel qui devient l’unique variable d’ajustement budgétaire ! Ce n’est pas un hasard si les regroupements d’hôpitaux ou de structures vont permettre de diminuer les postes, précariser l’emploi et que le patronat et le gouvernement prônent le salaire au mérite !

Ce n’est pas un hasard, si les patrons de la CC 66 proposent un projet au rabais de refonte complet de cette convention !

Société libéralisée ! De la notion d’un service public tourné vers les besoins de la population, où chacun donne selon ses revenus et reçoit selon ses besoins, on nous fait passer à une notion de mission de service public dont le seul but est de commercialiser des prestations sociales ou de santé au détriment d’une solidarité, chacun recevra selon ses moyens !

Tous unis pour défendre les secteurs sanitaire et social contre les attaques que représentent la loi HPST et le projet patronal de « révision » de la Convention Collective 66.

Toutes et tous ensemble menons une lutte pour préserver le système de solidarité, reconquérir des droits pour les salariés et les citoyens.   

Refusons la  marchandisation du social et de la santé, qui débouche sur une encore plus grande exclusion et précarisation d’une partie de la population et créera des déserts sanitaires. Contre la disparition des systèmes de solidarité au profit d’un système d’individualité et de logique commerciale, il faut une réaction unitaire.

Menons une lutte pour une véritable justice sociale, pour l’accès aux soins et à l’action sociale, pour la reconnaissance professionnelle par la qualité des conditions de vie au travail, la valorisation des métiers et la rémunération.

Dans l’unité des syndiqués, non syndiqués, faisons converger les luttes de la santé et du social, mettons en échec la logique libérale dictée par le Gouvernement et les employeurs, agissons pour nos salaires, notre emploi, nos qualifications et pour le service rendu que la population est en droit d’attendre !

 Salariés de la santé et du social :

LE 5 MARS à Lille, Rassemblement unitaire

à 14h30 Place de la République à Lille

Toutes et tous mobilisés contre la Loi Bachelot

Télécharger le tract

Le 04 mars, pour le retrait du projet patronal CC66, toutes et tous à Paris !

Publié le 24 février 2009

Le 19 février, jour de la commission paritaire, suite à l’appel national de la fédération SUD santé sociaux, des syndicats SUD santé sociaux du Nord et du Pas de Calais, du collectif régional « touche pas à ma convention 59/62 », plus de 2000 salariés ont manifesté à LILLE pour réclamer le retrait total et définitif du projet patronal.

A PARIS, les employeurs entendent continuer la révision de la CC66 autour des salaires et des classifications lors des prochaines paritaires à raison de deux par mois jusque juin 2009. Pour les employeurs le projet initial est toujours d’actualité !

Les organisations syndicales admises à la table des négociations, considèrent quant à elles, que la révision de la convention collective n’a plus cours.

NE NOUS leurrons PAS, le projet patronal n’est pas enterré ! Il faut continuer à exiger le retrait, à s’opposer à toute baisse de salaire, à toute baisse de l’évolution du salaire à l’ancienneté, à l’individualisation des salaires par le salaire au mérite.

Ce n’est pas une prime de 70€ brut qui va démobiliser les salariés du social.

La fédération SUD Santé Sociaux, les syndicats SUD santé sociaux du Nord et du Pas de Calais appellent tout comme le collectif régional « touche pas à ma convention 59/62 », à une manifestation nationale à PARIS le mercredi 04 mars à 10H30.

SUD organise les départs en bus au départ de la région Nord Pas de Calais, inscrivez-vous au plus vite auprès de LIPP Danièle au 06.26.76.63.16  ou à d.lipp@wanadoo.fr.

Télécharger le tract

Le 19 février 2009 pour un NON à la destruction de la CC66 !

Publié le 11 février 2009

NON A LA DESTRUCTION DE LA CC 66  !

RETRAIT TOTAL  ET DEFINITIF DU PROJET PATRONAL

EN PREALABLE A TOUTES DICUSSIONS.

           

Le 19 février 2009 les organisations patronales et les syndicats salariés dits représentatifs se rencontrent pour fixer les objectifs, les conditions et les moyens de négociations de la « rénovation » de la CC66 !

                

Aujourd’hui il est impossible d’affirmer que le texte patronal est retiré. Il reste l’une des bases  de la future négociation pour les syndicats patronaux.

Les 12 et 29 janvier 2009, les salariés du social et travailleurs sociaux en formation, se sont mobilisés en masse, plus de 5000 à LILLE, pour rejeter en bloc le projet patronal et en demander son retrait, afin de s’opposer :

              

·          A toute baisse de salaires sur l’ensemble de la carrière

·          A toute suppression de congés supplémentaires (CT, CA…)

·          A toute augmentation de la durée annuelle du temps de travail

·          A toute inégalité salariale par l’introduction du salaire au mérite

·          Etc.

 

Nous appelons l’ensemble des salariés syndiqués et non syndiqués, les travailleurs sociaux en formation à maintenir la pression pour mettre en échec le projet patronal.

                       

SUD Santé-Sociaux 59/62 soutient le Collectif Régional 59/62 syndiqués-non syndiqués « PAS TOUCHE A MA CONVENTION » et appelle à la manifestation régionale, à la grève générale des salariés du secteur social.

                     

Le jeudi 19 février 2009  dès 13h :Rassemblement à la Grand Place de Lille MANIFESTATION A 14H00

 

Si le 4 mars la commission paritaire est maintenue, SUD Santé-Sociaux appelle à une manifestation nationale à PARIS ce jour là.

(Pour les inscriptions BUS, contactez nous alors rapidement au 06 26 76 63 16)

                        

Télécharger le tract

Pour le retrait du projet de loi Bachelot, manif à Paris le 12 février !

Publié le 9 février 2009

Avec le projet de loi Bachelot, (loi HPST) c’est l’avenir de l’hôpital public, et du secteur privé non commercial participant au service public, de nos emplois, de nos conditions de travail et de nos statuts qui se joue maintenant !!!

Le 29 Janvier les salariés de la santé ont manifesté massivement avec un taux de grévistes rarement atteint. En effet, la situation qui pèse sur les hôpitaux et les personnels est intolérable : 

• Restructurations et fermetures d’établissements,

• Mesures d’économies inacceptables qui se traduisent au quotidien par des suppressions de postes et une pression insoutenable,

• Les personnels se voient imposer le développement de la précarité, des changements intempestifs de planning et d’horaires, remise en cause des RTT, heures sup imposées, non remplacement de la plupart des congés (maladie, formation, maternité… ),

• La charge de travail est insupportable, l’usure professionnelle se généralise, aggravée par un va et vient de patients commandé par la rentabilité (tarifi cation à l’activité) et non par la nécessité clinique.

Cela pèse de plus en plus lourd sur la conscience et le moral des professionnels. 

La coupe est pleine ! 

 Le 10 Février 2009, va débuter la discussion sur le projet de loi Bachelot, HPST, à l’Assemblée nationale. Ce projet, s’il était adopté, c’est le démantèlement de l’hôpital public et un engagement vers une privatisation complète de l’hôpital, la fi n du secteur sanitaire privé à but non lucratif participant au service public,  

• avec la mise en place des ARS (Agence Régionale de Santé), sur les 1035 Hôpitaux publics au plan national il n’en restera que 300 communautés hospitalières de territoire.

• le directeur “patron” pourra imposer la mobilité des personnels, sur le département ou la région.

• la suppression au minimum de 20 000 emplois sur le plan national ….

 Le gouvernement reste sourd aux pétitions et aux prises de positions des syndicats de salariés, des médecins, et des usagers, il méprise les milliers de manifestants notamment ceux du 29 janvier 2009.Il continue à affirmer qu’il n’y a pas d’argent, alors qu’il distribue des dizaines de milliards aux banques.  

Trop c’est trop !  

Dans ce contexte, et consciente de l’aggravation terrible que va produire la loi HPST, dite loi Bachelot, la fédération SUD santé sociaux dépose un préavis de grève national pour le 12 Février et appelle : 

• l’ensemble des personnels et des syndicats à s’en saisir pour manifester leur colère et leur ras le bol partout en France dans l’unité la plus large,

• à s’organiser dans la perspective d’une manifestation nationale début mars pour le retrait de la loi Bachelot et l’obtention des moyens nécessaires pour des soins de qualité et de meilleures conditions de travail pour les usagers et dans l’intérêt de la population.

La fédération SUD santé-sociaux s’adressera dans ce sens à toutes les fédérations syndicales de notre secteur. Le 12 février un appel intersyndical de l’APHP à manifester de Port Royal à l’Assemblée nationale est lancé, repris par de nombreux établissements franciliens, mais aussi en régions.  De nombreux collectifs locaux de défense des hôpitaux et maternité de proximité, des services publics se joignent à ces initiatives. 

Le 12 février doit être une étape supplémentaire de la mobilisation nationale pour le retrait du projet de loi Bachelot, l’arrêt des restructurations et fermetures d’établissements, Pour un plan d’urgence : 

- pour sauver l’hospitalisation publique et garantir un accès aux soins pour tous et partout,

- pour répondre aux revendications des personnels (salaires, emplois, conditions de travail, formations …)

    

Le 12 février, SUD organise un départ de Lille à 06h00 et un ramassage à Fresnes les Montauban à 06H45 pour participer à la manifestation parisienne.

Pour réserver  03 20 74 17 69  ou  sudsantesociaux.npdc@wanadoo.fr

     

Télécharger le tract

Communiqué Solidaires suite à intervention télévisée de N SARKOZY

Publié le 9 février 2009

Un discours en trompe l’œil !

           

Le président de la République est intervenu 90 minutes sur trois chaînes de télévision à une heure de grande écoute. On pouvait donc penser qu’il avait quelque chose de nouveau et d’important à dire. Dans son style toujours aussi démagogique, il n’a fait que confirmer ce que le Premier ministre et les autres membres du gouvernement répètent depuis des semaines.

             

Le président Sarkozy tente de « jouer la montre » en annonçant des réunions, des thèmes de discussions qui pourraient traîner en longueur, … mais en ne disant rien de concret, et en se gardant bien de chiffrer les pistes proposées, alors qu’il faut des réponses immédiates aux problèmes urgents des salariés : pouvoir d’achat, emploi contre la précarité, services publics.

              

« Je vais recevoir toutes les organisations syndicales le 18 février » a dit Sarkozy. Les 8 syndicats doivent opposer un front uni au président et au MEDEF ; c’est une demande forte des salariés, et l’Union syndicale Solidaires y est très favorable. C’est indispensable pour imposer une autre logique sociale, comme le demande la plate-forme intersyndicale.

       

Sarkozy rappelle que son gouvernement a donné des milliards aux banquiers, et il se permet d’ajouter à l’attention de tout ceux qui survivent aujourd’hui sans un centime pour finir leurs mois, dans la précarité, l’angoisse du lendemain, etc. « ça ne vous a pas coûté un centime, au contraire ça vous a rapporté de l’argent » !

      

Ses seules réponses concrètes sont pour dire « non à l’université en ébullition », « non au secteur hospitalier ou à la fonction publique ». Pas un mot sur la grève générale en Guadeloupe ou en Martinique. Rien pour les ouvriers mis au chômage, rien pour toutes celles et tout ceux à qui les patrons imposent du temps partiel. Et à ceux qui ont le minimum, il dit non à l’augmentation du SMIC.

 

On a assisté à une nouvelle, et longue, opération de communication pour nous expliquer les bienfaits de la politique gouvernementale ! Que les Français la désavouent massivement, que la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier ait vu plus de deux millions de personnes descendre dans la rue, ne l’émeut guère.

        

Monsieur Sarkozy essaie de faire croire qu’il a de la compassion pour les victimes de la crise, mais il oublie de dire que cette crise est celle du système capitaliste, du libéralisme à tout crin qu’il défendait si ardemment. Et il persiste dans une politique qui, non seulement n’aidera pas à en sortir, mais ne peut que l’aggraver notamment en réduisant une fois encore les recettes fiscales.

       

Pour l’Union syndicale Solidaires, il faut prendre immédiatement des mesures d’urgence de protection de la population face à une crise qui s’aggrave de jour en jour. Il faut imposer une forte augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux et l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits. Il faut garantir le maintien de la rémunération et de la protection sociale des salariés quelle que soit leur situation. Au-delà, il faut diriger l’activité économique vers la satisfaction des besoins sociaux (notamment la construction de logements) et la mise en œuvre des impératifs écologiques (par exemple donner la priorité à des voies ferrées pour le fret et non à des routes).

      

Il est clair aujourd’hui que le président de la République n’est prêt ni à changer de politique, ni même à en discuter le contenu. Il faut donc maintenant poursuivre et amplifier encore la mobilisation populaire, le plus vite possible. C’est cette perspective que l’Union syndicale Solidaires mettra en avant lors de la réunion intersyndicale du 9 février.

Paris le 06 février 2009

Communiqué Commun des Organisations Syndicales 02 février 2009

Publié le 9 février 2009

Rencontre intersyndicale du 29 janvier.

Communiqué commun des organisations syndicales

CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La mobilisation du 29 janvier 2009 a connu un succès incontestable dans toute la France : des millions de salariés du privé et du public, parmi lesquels de nombreux jeunes, des demandeurs d’emplois, des retraités ont manifesté, fait grève, soutenu le mouvement. L’ampleur de ces manifestations confirme leurs inquiétudes et leur exaspération face aux injustices sociales. Ils exigent d’autres réponses à une crise dont ils ne sont pas responsables. 

Il est urgent que le Gouvernement d’une part, le patronat et les employeurs d’autre part, assument leurs responsabilités, répondent aux demandes formulées dans la déclaration intersyndicale du 5 janvier 2009 et reçoivent les organisations syndicales. 

Les organisations syndicales décident de maintenir leurs rencontres afin de prendre toutes les décisions et initiatives, notamment en matière d’actions et de mobilisations. 

Elles appellent les salariés et leurs organisations à rester mobilisés et à s’appuyer sur la force de la journée du 29 janvier pour obtenir partout des négociations sur les revendications. 

La puissance du mouvement conduit le Président de la République à s’exprimer jeudi. Les organisations syndicales en attendent des réponses aux revendications par l’annonce de mesures concrètes et immédiates et par l’ouverture de discussions avec elles.

Elles se réuniront le 9 février 2009 pour en apprécier la portée et en tirer les conséquences.